juin 3rd, 2008
Les trois grandes caractéristiques de l’incontinence urinaire

Les fuites urinaires, il n’est jamais trop tard pour en parler. Ce n’est pas parce que les fabricants de produits d’hygiène intime nous proposent leurs protections urinaires à grands coups de publicité, qu’il ne faut pas essayer de prendre le problème à la source.

Toutefois, il faut penser à remercier ces fabricants qui nous aident à nous apercevoir que l’incontinence urinaire chez la femme existe, pas seulement chez la femme âgée, et surtout au vu du nombre de marques et de facings dans les rayons, qu’un certain nombres de femmes doivent être concernées. C’est certainement un premier pas pour évoquer cette indisposition, qu’il est vrai, l’on n’ose pas évoquer car cela reste un tabou et renvoie très facilement à l’image de la femme âgée incontinente et aux couches adultes.

J’ai donc voulu agir et ne plus subir. Je me suis renseignée et documentée et suis actuellement traitée.

Positivement et tout naturellement, je partage donc mes connaissances avec toutes les femmes, quel que soit leur âge qui comme moi, ont connu ou connaissent les fuites urinaires, et souhaitent trouver une solution, car des solutions existent, il faut en être conscient.

Aujourd’hui, grâce à l’analyse des circonstances de l’apparition des fuites urinaires et de leurs facteurs déclenchants, il est possible d’identifier trois principales formes d’incontinence :

 

  • L’incontinence urinaire d’effort
    C’est une incontinence sans aucun autre trouble associé, le nombre de fois où vous urinez est normal, vous n’avez pas de difficulté de retenue.
    Les fuites surviennent uniquement lors de l’effort et s’arrêtent avec lui. Elles sont indépendantes du remplissage de votre vessie. C’est le type d’incontinence le plus fréquent.On peut distinguer trois degrés :

    degré 1 :
    l’incontinence ne survient que lorsque vous faites des efforts importants tels que les éternuements, le sport pratiqué de façon intensive et répétée, le port de charges très lourdes, les vomissements ;

    degré 2 :
    vos efforts sont moins importants : courir, tousser, éclater de rire… ;

    degré 3 :
    vos efforts sont minimes : marcher, se relever brutalement d’un siège, se retourner dans votre lit, sortir de votre lit le matin pour aller uriner.

 

  • L’incontinence par impériosité
    C’est une incontinence très riche en symptômes.
    Vous avez, à des degrés divers, des envies fréquentes d’uriner (la normale étant de moins de 7 fois par jour et moins de 2 fois pendant la nuit), des envies pressantes déclenchées par des stimuli variés : bruit ou contact de l’eau, arrivée chez vous (le fameux syndrome de la clé ou de l’ascenseur qui déclenche une envie irrésistible d’uriner), les émotions. Tous ces stimuli sont sensoriels et n’ont rien à voir avec l’effort.

 

  • L’incontinence mixte
    Elle mélange, comme son nom l’indique, les deux types de symptômes, effort et impériosité, à des degrés divers. Peuvent s’y ajouter fréquemment deux autres signes : la difficulté de retenue, en particulier le matin ou lorsque votre vessie est très pleine, et l’incontinence à la marche.

 

  • Votre médecin peut être amené à demander une exploration urodynamique. Cet examen indolore où il faut arriver la vessie pleine comporte :

 

  • une étude de la miction : il vous est demandé de vous asseoir sur une chaise spéciale, installée au-dessus d’une « balance », et d’uriner ; la machine analyse la quantité d’urine évacuée dans un temps donné : c’est la débitmétrie ;

  • votre vessie est ensuite remplie avec de l’eau ou du gaz ; des capteurs enregistrent les pressions dans la vessie et dans l’urètre. L’analyse de ces variations de pression permet l’étude de l’urétrocystomanométrie ;

 

  • enfin, on étudie spécifiquement la pression dans votre urètre, mesurant ainsi la qualité de votre verrou urétral : c’est la profilométrie.

Cet examen urodynamique n’est pas demandé pour toutes les femmes et est le plus souvent inutile avant une rééducation.

 

Pour toutes ces types d’incontinences urinaires, il existe des solutions :

 

  • La rééducation périnéale
    C’est une méthode simple qui peut être prescrite dans tous les types d’incontinences légères à modérées. Elle améliore votre qualité de vie, vous donne un meilleur contrôle et, souvent, permet de décaler, voire d’éviter la chirurgie.

 

  • Les médicaments
    Ils ne sont utilisés que dans des incontinences liées à des contractions anormales de la vessie.

 

  • La chirurgie
    Lorsque la rééducation est insuffisante, mais uniquement pour les fuites urinaires d’effort.

 

Concernant la rééducation périnéale, il existe aujourd’hui la possibilité de faire sa propre auto-rééducation périnéale à domicile, grâce à KEAT.

Le Keat® est un petit dispositif transportable, sans fil, rechargeable, utilisable à la maison de façon intime et discrète.
Sa simplicité d’utilisation le rend accessible à toutes et permet, sans perte de temps, de compléter ou prolonger une rééducation périnéale. Il est utilisé comme traitement d’attaque ou d’entretien dans l’incontinence légère à modérée de la femme, ainsi que dans la rééducation périnéale post-accouchement. La contre-indication est que le Keat ne doit pas être utilisé en cas de grossesse ou lors du port d’un pacemaker. Si vous avez une infection génito-urinaire locale, ou si vous avez le moindre doute, parlez-en à votre médecin.

 

Donc n’hésitez plus, parlez en à votre médecin car les fuites urinaires ne sont plus une fatalité et il est possible d’y remédier, croyez-en mon expérience.

 

 

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